09 juin 2009
Mon Amour perdu-Tulipe
Jamais Je n' aurais Pensé
Avoir Autant De Mal A T'oublier...
J'ai peut être Un Nouvel Amour.
Mais Il ne Panse que Les Jours.
Mais Toi Tu Est Toujours Là.
Je Sens Encore Tes Bras.
Je Rêve De Toi.
Je Rêve De Ton Odeur, De Ta Voix.
Je Rêve De Toi Et Moi
De Tes Seins, de Tes Reins
De Ton corps et qu'il soit Mien
Encore Juste Une Fois
Que Tu sois à Moi
Je Rêve Même De Jour...
Qu'un Jour Tu Vois Mon Amour...
Dans Ses Bras Je Ne Penserai Qu'à Toi.
Pourquoi...Dit Moi Pourquoi ?
Je Veut Simplement T'oublier...
Pourquoi C'est Si Compliqué
Viens Me Retrouver
Ou Laisses-Moi Tout Éffacer...
Je N'en Peux Plus De Souffrir.
C'est A Tes Côtés Que Je Veux Rire...
Depuis Ce lundi...
J'ai Retrouvé Ce Qui Compte Le Plus Dans Ma Vie.
C'est Toi.
Reviens-Moi...
Je Suis Perdue...
Je T'aime.
J'ai Besoin De Toi
J'ai envie de toi
Je me suis inspirée d'un poème trouvé au hazard du net et qui m'a plut
04 juin 2009
Mots rouge espoir-Huguette Bertrand
© Photo Yann Arthus -Bertrand - Tous droits réservés
Vaste silence
dans un chant de tendresse
vacille sur le coeur
dévasté tendu
tendre et tendu
tendre et tant doux
tendrement libre
est ce chant de douceur
tendre est l'envol
au coeur du silence
vacille le temps
vacille le coeur
voilà comment il est mon coeur!
21 mai 2009
l'élan le souffle le silence-Amina Saïd
photo Tulipe
«l'élan le souffle le silence
le rêve de l'âme l'instant d'éternité
l'ombre transfigurée de ma mort
ce qui en moi vainement te cherche
tout commence et meurt avec les racines
calcinées du soleil sur le monde
car de toi me vient une part de lumière
mirage d'île sur l'écume de la mer
ainsi je ne dis pas, je chante
je brise la lumière pour que de toi elle se multiplie
je peins mes paupières aux couleurs de la terre
mes yeux se ferment sur une idée de la beauté
que tu portes comme une pudeur intime
je sème les pierres blanches de ma mort
je vole une minute de vie
à la courbe légère du temps
car de toi me vient une part de lumière
mirage d'île sur l'écume de la mer
je suis au monde comme un fruit
triste et heureux de la bouche qui l'embrasse
la voix de l'aube se mêle à la tienne
ainsi je ne dis pas, je chante
ce qui en moi vainement te cherche
depuis le jour où mes ombres
s'éparpillèrent autour de moi
crépuscule ébloui de la face d'un dieu barbare
le jour où une théorie d'oiseaux innocents
survola le mirage de mon île
rêve pur incisé dans la chair du temps
ainsi libre captive je m'achève et renais
avec la nuit ses miracles lumineux
*
apparu disparu avec l'impétuosité du printemps
comme un corps nu dans la lumière éteinte
une étoile lyrique dans la nuit ensorcelée
tu me gratifias d'une esquisse de sourire
depuis je célèbre le tumulte intérieur
ma folie de femme lentement détruite
puis reconstruite le profil d'un sourire
qui s'étend sur le silence de mon poème
femme de peu de mots qui écrit
qui écrit comme si elle savait comment
mon histoire a la tristesse à fleur de corps
l'aérienne innocence des ténèbres »
Amina Saïd, La Douleur des seuils, Clepsydre/Éditions de la Différence, Paris, 2002, pp. 36-37.
14 mai 2009
Huguette Bertrand-Mots rouges, espoirs
Photo de Tulipe prise à Etretat avec ma BsD
La vie cette toile
d'enfer d'amour
ballotte la vie
ballotte les jours
des fils d'ennuis
des jours de vie
quand faire l'amour
regorge de vie
balaie l'ennui
charrie les jours
charrie la vie
la toile la vie
la vie l'amour
reprend son cours
que vivent les mots
que vive la vie
que vive l'amour
J'adore cette femme Canadienne qui a des poèmes sublimes! avec peu de mots elle a tout dit
26 avril 2009
Il n'y a plus de sens...Germaine Beaulieu
Il n'y a plus de sens
Que le coeur n'ait dressé
Parlez moi de luxure
Peaux aimantes
Femmes crues
Dans le salon ocre tous les tons
Devancant la nuit
Mon Amour d'infini en infini
gardons nous otages
L'orgasme sur nos coeurs
Ta bouche sur mes seins
Dépasse toute certitude
25 février 2009
Un baiser sur ses seins - Cristie Cyane
Un baiser sur ses seins
Sa présence est tendre, et près d'elle, je suis étendue.Cette fille
a une bouche si sensuelle, que le désir s'éveille en mes sens.
Et mes lèvres a leur tour épousent la danse
de son corps qui même affaibli après tant d'étreintes m'offre
ses ondoiements fluides et lascifs...
Puisque donner est important, je vous laisse la contempler...
Elle gémit tendrement et son souffle est tremblant,
Ses yeux se ferment à demi sous les baisers.
Puis sur ma bouche humide et offerte,
elle dépose le parfum de ses lèvres amoureuses,
Regardez- la mais pas trop longtemps s'il vous plaît.
Rien qu'elle et moi dans ses baisers qui nous plaisent.
A l'heure où le soleil radieux se cache, le désir d'infini perdu dans l'espace s'éveille sous nos caresses.
Nos corps sont à savourer avec amour et la douceur de la peau nous émerveille.
Sa bouche inspire un milliard de poèmes, un millier de baisers.
Des baisers sur sa bouche, des baisers sur ses seins, des gémissements exquis.
Des baisers sur ma bouche à pleine bouche, sa langue caressant ma langue, nos corps qui frémissent.
Pour le reste je vous tiendrai en haleine, car le reste est à nous, oui à nous seules.
06 février 2009
Huguette Bertrand-Quand le cri du corps
Photo Daniel Nguyen
Quand le cri du corps se fait dense
et danse le corps
dans la nudité du cri
danse le cri
sur la peau nue
danse le souffle
dans l'air
par le geste
par le corps
par le nu
en sa douleur
en son silence
un cri de femme
révélée
10 janvier 2009
Le corps lesbien- Texte de Monique Wittig
Monique Wittig (1935-2003)
Sois ma très chérie puissante assise ferme sur tes talons, que tes cuisses soient d'airain, tes genoux de boue rouge d'argile, tes mains adorables posées appuyées sur tes vastes externes qu'elles soient d'or d'améthyste de fluide mercure, que ta poitrine soit verte et brillante de même consistance que l'envers des feuilles d'arbre, que ton buste soit d'acier trempé, tes épaules de cuivre, que tes reins soient de fer, que ton soit d'argent, que ta nuque soit d'étain, que tes joues soient de platine, que tes yeux ma préférée de plomb fondu et de lait, que ta vulve soit d'iridium ardent infusible véhémente, que ta vulve soit, lèvres coeur clitoris iris crocus d'osmium odorant réfractaire, soit forte ma plus belle et la plus enfiévrée la plus criante mes mains à te toucher se cassant m/a voix cherchant à redoubler ta voix...
Je viens de terminer le livre!!! j'ai a-do-ré! je vais en lire d'autres de cette auteure!
en second, L'Opoponax qui a reçu le prix Médicis en 1966
14 décembre 2008
Petite garce femme-Clara Vincent
Petite garce femme
Petite garce femme
Tiens-toi comme ca
Debout t'avancant vers moi
Quand je vais pour m'abandonner
Beau entre tous les puissants
Androgyne unique et libérée
Corps superbe de splendides
Mouvements d'homme
Qui connaît d'abord
Ces sortes de caresses florales
Avant que d'user
De ta force imbattable
Redoutable
Terrasse-moi encor
Toute à toi
Je n'ai je ne veux
Je ne vis je ne pense
Qu'à ton étrange amour
DÉSIR IMMENSE
08 décembre 2008
Elle dit non -Christine Davi
ELLE DIT NON
Sous les néons oranges Des pavés des parking
La démarche la change La haine est féminine
Elle a le noir bitume Des dessous des cités
Fallait que ça arrive La révolte mature
Le cœur sur le qui-vive Le combat sera dur
Pour un feu qu’on allume Elle braille au brasier
Qu’une seule voix s’élève Celle de Kahina ou d’Eve
Elle dit NON Ne veut pas baisser les armes
Ne veut pas laisser les larmes Envahir l’horizon
Elle dit NON Aux sourires de complaisance
Accomplis dans le silence Insolente soumission
Elle dit NON Au nom des faibles et des femmes
Et des enfants qu’on enflamme Sans déranger l’opinion
Aux aguets du ghettos Elle veille colère
Le respect n’est qu’un mot Pour ses sœurs et ses mères
Si t’es dans la cité Tu cries pas au secours
Elle connaît sa mission Son regard est révolte
Tenir par tradition Toujours sa tête haute
Prôner la liberté Et mariage d’amour
Qu’une seule voix s’élève Celle de Kahina ou d’Eve
... Elle dit NON A ces blessures qui s’immiscent
Entre les cœurs et les cuisses Insolente soumission
Elle dit NON Au nom des faibles et des femmes
Et des enfants qu’on enflamme Sans déranger l’opinion
Il y a celles qui se terrent En disant faut se taire
Quand on les roue de coups Elles tendent l’autre joue
On s’habitue à tout Mais pour elles aussi …
... Elle dit NON Aux injures qui la dégradent
Et à ceux qui la regardent Elle sourit sans soumission
Elle dit NON Au nom des faibles et des femmes
Et des enfants qu’on enflamme Sans déranger l’opinion
SACEM 04 février 2003
ça me, nous concerne ...Femmes!









